Takashi Murakami est l’un des artistes contemporains les plus prolifiques et les plus connus du Japon.

Habitant Tokyo, le cinquantenaire mélange allègrement dans ses créations le coté coloré et esthétique des animes et du manga à la culture pop japonaise traditionnelle.

Peinture de Takashi Murakami PO + KU Surrealism

En avril de cette année, M. Murakami a présenté son premier long métrage , « Jellyfish Eyes  » (  » Mememe pas Kurage  » ), premier film d’une trilogie.

L’artiste à créé un film de SF avec des sortes de Pokemons, mi réels, mi virtuels.

Un des FRIENDS

Le film raconte l’histoire d’un petit garçon, Masashi qui déménage avec sa mère dans une petite ville après la mort de son père dans la catastrophe nucléaire de l’usine de Fukushima de 2011.

Pour l’instant le film n’est sorti qu’au USA et encore plus dans des musées d’art contemporains que des cinémas. Il va sortir au Japon prochainement.

La ville est dans une banlieue japonaise ordinaire, mais, le petit garçon, Masashi découvre que tous les enfants qui y vivent , y compris lui-même et son ami Saki , sont jumelé avec un F R I E N D – une sorte de monstre contrôlé à distance que certains enfants utilisent pour faire le mal, comme intimider leur camarades par exemple.

Masashi découvre son FRIEND

Les monstres, les F R I E N D s se révèlent avoir été créés dans le cadre d’une expérience menée par un groupe de 4 personnes cherchant à dominer le monde en exploitant l’énergie négative des enfants. Le scénario ne vous rappelle rien ? Un mélange d’à la croisée des mondes et de monstres et compagnie. Mais en fait les 4 ne sont pas tout noir, Ils symbolisent la zone grise de la vie , l’espace de chevauchement entre le bien et le mal , et le conflit entre la lumière et l’ombre que nous avons tous l’expérience interne.

Techniquement, les humains sont classiquement joués par des acteurs, alors que les FRIENDs sont en 3D.

Si M. Murakami a réalisé un film de monstre, c’est avant tout un film d’apprentissage. Si on veut apprendre des choses aux enfants, il faut aller les chercher sur leur terrain. Les questions de société (japonaise) sont expliquée par des combats de monstres.

Pour les jeunes japonais, la vie est un conte de fées, on leur enseigne que tant qu’ils se concentrent sur leur propre succès, leurs rêves deviendront réalité. Mais la réalité est toute autre, et il peut arriver que les gens tombent en morceaux quand ils éprouvent un échec.

Le film leur montre que la vie n’est pas un conte de fée.

Le message que je veux transmettre aux enfants , c’est que vous n’êtes pas les élus , vous n’êtes pas toujours béni et le monde est sombre et lugubre . En racontant aux enfants la dure vérité , certains d’entre eux utiliser cette énergie et de créer quelque chose de génial quand ils grandissent .

 

Article de wikipedia (en)