Après Prison Valley, voici Berlin Kultur Lab, il semblerait que le documentaire soit en train de bouger,  les journalistes sont ils en train de plonger dans le XXI ième siècle ?


Berlin Kultur Lab est une expérimentation multimédia sur la vie culturelle dans la capitale allemande réalisé par une équipe de 36 étudiants-journalistes de l’Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA). Ce n’est pas un média complet (pas encore) c’est sim­ple­ment une expé­ri­men­ta­tion, un projet péda­go­gique. En tout cas, voilà un OVNI très intéressant pour le futur du documentaire.
Et c’est uniquement sur Internet … (à l’inverse de PRINCE …)

Ce sont plus de 600 fragments, vidéos, photos, textes, enregistrements sonores, messages postés sur twitters, facebook qui ont été dispersés aux quatre coins du Web. 600 fragments, donc 600 points d’entrée, ça en fait des possibilités pour trouver un article sur la vie artistique Berlinoise …

Les étudiants ont décidé de créer une nou­velle forme de média en s’affranchissant de la ges­tion d’un site ou d’un blog.

D’après Thomas Bartherote, l’un des étudiants,  « Grâce à la mul­ti­tude des pla­te­formes de publi­ca­tion de contenu on peut créer un média avec une mise de départ quasi-nulle. Avec son archi­tec­ture écla­tée, on mul­ti­plie les chances pour qu’un sujet soit consulté. On n’attend plus que l’internaute viennent sur son site, on va le cher­cher sur le site com­mu­nau­taire qu’il uti­lise. Mais sur­tout on uti­lise les pla­te­formes web de publi­ca­tion de contenu en fonc­tion de ses besoins. »

Le projet peut être résumé en quelques points qui sont :

  • Hébergement du contenu
  • Agglomérer les flux
  • Réaliser la pro­mo­tion

Elle se fait avec Twitter et Facebook

Créer une identité du média
Elle est impérative pour que les utilisateurs puissent identifier rapidement les médias et que la diffusion de fasse le plus largement possible. Il n’y a pas de site central, c’est donc une identité visuelle et sonore forte qui vont être mises à contribution pour unifier les contenus.

Pour diffuser de l’info, l’outil ne me semble pas tout à fait près,  j’imagine mal madame Michu partir à la recherche de ses infos du soir sur le Web. Et vous ?

Par contre, pour une architecture d’ARG ça me semble de la bombe.

Comme les ARG (comme Evoke ou A world Without Oil) lorgne de plus en plus vers le serious game, il est normal que le journalisme s’ouvre de plus en plus au ludique, mais il n’est pas sur que certains « lecteurs » ne reste sur la route. Une sorte de journalisme connecté du XXI ième siècle.

Quelques liens, pour la route :